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Transcription : Amos Hochstein sur "Face the Nation avec Margaret Brennan", 19 avril 2026

19 avril 2026Rédaction
Transcription : Amos Hochstein sur "Face the Nation avec Margaret Brennan", 19 avril 2026

Interview d'Amos Hochstein sur "Face the Nation"

Le 19 avril 2026, Amos Hochstein, ancien conseiller senior en énergie de la Maison Blanche sous Biden et négociateur au Moyen-Orient, a été interviewé par Margaret Brennan sur l'émission "Face the Nation".

Contexte sur les prix du gaz

MARGARET BRENNAN : Nous avons le plaisir d'accueillir Amos Hochstein. Ancien conseiller senior en énergie à la Maison Blanche, il est actuellement associé gérant chez TWG Global. Bienvenue à nouveau.

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Amos Hochstein

AMOS HOCHSTEIN : Merci, c'est un plaisir d'être ici.

MARGARET BRENNAN : Le président Trump a déclaré que les prix actuels du gaz ne sont pas très élevés, alors que le prix moyen du gaz ordinaire est d'environ 4,05 $ le gallon. C'étaient les mêmes niveaux que nous avons vus sous l'administration Biden lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Si vous conseilliez le président Trump aujourd'hui, que feriez-vous pour éviter que cette flambée ne dure ?

Analyse de la situation énergétique

HOCHSTEIN : Nous dépassons les 4 $ maintenant à cause d'une véritable disruption. Lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, nous avions des inquiétudes quant à une perturbation qui ne s'est finalement jamais produite, et cela a conduit les prix à atteindre 5 $. Pour le président, toute prolongation de la fermeture du détroit d'Hormuz entraînera une hausse des prix. Lorsqu'un détroit est fermé, le monde conserve tous les pétroliers qui étaient déjà en mer, ce qui peut prendre 25 à 30 jours pour atteindre leur destination. Actuellement, il n'y a pas de pétroliers en mer se dirigeant vers l'Asie et l'Europe. Nous atteignons un point où certains pays n'ont plus de carburant, plus de carburant pour avions. Cela concerne les pays pauvres et à revenu intermédiaire, mais cela finira par affecter les États-Unis. Il lui reste quelques semaines avant que cela ne monte beaucoup plus.

Négociations urgentes nécessaires

MARGARET BRENNAN : En d'autres termes, il doit conclure un accord rapidement.

HOCHSTEIN : Oui, il doit conclure un accord rapidement.

MARGARET BRENNAN : Nous voyons toutes ces économies être touchées. En Europe, ils annoncent qu'il ne reste que quelques semaines de carburant pour avions. Le secrétaire Bessent a déclaré qu'il s'attendait à une baisse des prix entre juin et septembre. Est-ce réaliste ?

HOCHSTEIN : Je pense que ce qu'ils font actuellement au sein de l'administration est de dire que les choses se réguleront à l'avenir. S'ils arrivent en juin et que les prix sont toujours élevés, ils diront que cela sera en août à novembre.

Problèmes d'approvisionnement en carburant

MARGARET BRENNAN : Ils essaient de calmer les marchés.

HOCHSTEIN : Oui, ils essaient de calmer les marchés, mais si les détroits restent fermés, certaines régions d'Asie annulent déjà des vols. Ils n'ont plus de carburant pour avions et risquent de manquer dans deux à trois semaines au maximum.

Concernant l'Iran et les négociations

MARGARET BRENNAN : En juillet 2024, le secrétaire Blinken a affirmé que l'Iran était à une ou deux semaines d'avoir suffisamment de matière fissile pour éventuellement fabriquer une arme si tel était son choix. Les négociations indirectes menées par l'administration Biden n'ont pas abouti. Lorsque le président Trump affirme qu'il a fait ce que d'autres présidents n'auraient pas fait, est-ce simplement parce que le paiement était dû et qu'il est tombé sur lui ?

HOCHSTEIN : Je pense qu'il y a un certain élément de vérité là-dedans. C'est pourquoi j'ai soutenu le président Trump en juin pour les frappes que nous avions envisagées dans l'administration Biden, au cas où nous aurions à le faire en cas de second mandat. Nous avons pensé que le printemps ou l'été 2025 serait probablement notre période critique. Nous avons réalisé des simulations sur ce à quoi cela pourrait ressembler, car cela aurait également pu devoir arriver sous notre administration. Cependant, il a déclaré que nous avions anéanti leur programme nucléaire. La question n'est pas tant ce qu'il a fait en juin, mais concernant la guerre actuelle, cela n'a pas touché les installations nucléaires.

Les défis des négociations avec l'Iran

MARGARET BRENNAN : Les positions maximalistes des deux parties sont très éloignées, malgré toute la rhétorique. Pensez-vous qu'un accord peut être conclu avec les Iraniens ?

HOCHSTEIN : C'est un défi. Les négociations sont actuellement très lâches, avec des appels téléphoniques et aucun document officiel. Cela conduit à des malentendus. Si les détroits ne s'ouvrent pas rapidement, l'Iran détient désormais une carte qu'il n'avait jamais eue auparavant.

La situation au Liban

MARGARET BRENNAN : Vous avez joué un rôle clé dans le cessez-le-feu au Liban en 2024. Que pensez-vous de la trêve actuelle entre le Hezbollah et Israël ?

HOCHSTEIN : Je suis heureux de voir que les combats ont cessé, même temporairement. Cependant, il est préoccupant que cela ait été perçu comme un cessez-le-feu imposé par l'Iran. Nous devons nous rappeler qu'Iran ne contrôle pas le Liban. Les Libanais souhaitent un cessez-le-feu durable. Il est crucial d'engager des discussions sérieuses pour établir une paix durable.

Les tensions entre les États-Unis et Israël

MARGARET BRENNAN : Récemment, quarante sénateurs démocrates ont tenté de bloquer une vente d'armes aux États-Unis à Israël. Pensez-vous que les démocrates vont regretter cette rupture dans l'alliance ?

HOCHSTEIN : J'espère que ce n'est pas la fin de l'alliance. Cela montre que le Premier ministre Netanyahu a sacrifié l'intérêt d'Israël pour les États-Unis. Nous devons nous rappeler que la relation spéciale entre Israël et les États-Unis est essentielle, et cela ne devrait pas être compromis.

MARGARET BRENNAN : Merci, Amos, pour vos précieuses analyses.